Sensible à la notion d’éducation populaire, et convaincue de l’importance des Arts plastiques comme un levier dans la construction personnelle, je me suis engagée depuis le début de mon activité dans des projets ayant une résonnance sociale. Le projet « Gens en kit » mené en 2013 dans le cadre de Dunkerque-Capitale régionale de la Culture en est une illustration.

J’ai naturellement tissé des liens avec des acteurs locaux qui œuvrent au développement de l’Economie Sociale et Solidaire dans ma région des Hauts de France. Le croisement entre l’action artistique et l’ESS m’est apparu évident. Bien qu’encore en construction, ce rapprochement ouvre des portes sur de nouvelles collaborations, de nouvelles façons de travailler. La rencontre de l’action culturelle et de l’ESS offre des perspectives innovantes pour développer son travail artistique et le charger d’un sens humaniste. Elle ouvre également la voie pour repenser une politique culturelle plus égalitaire et de proximité. Ce croisement incite aussi à une nouvelle perception économique de la culture et du rôle de l’artiste au sein du modèle économique générale.

Le concept d’ESS, reconnu par la loi de juillet 2104, renvoie à un ensemble de structures dont le fonctionnement et les activités sont fondées sur un principe de solidarité et d'utilité sociale. L’Economie Sociale et Solidaire cherche à concilier utilité sociale, solidarité, viabilité économique et gouvernance démocratique.

 

Le 6 avril dernier avait lieu l’inauguration de la ferme urbaine de Calais. Située en plein cœur de la ville, au 39 boulevard Jacquard, ce bel équipement offre au public un véritable havre de tranquillité et de nature.